Aisheen - Still Alive in Gaza
Ein Film von Nicolas Wadimoff
Produktion
Qatar / Switzerland / Israel2010, 86min
SUISA: 1007.896
IMDB: 1589410
Cast & Crew
| Director: | Nicolas Wadimoff | |
| Producer: | Joëlle Bertossa | |
| Script: | Béatrice Guelpa Nicolas Wadimoff |
|
| Camera: | Franck Rabel | |
| Editing: | Naima Bachiri Karine Sudan |
|
| Music: | Darg Team |
Verleiher
Filmcoopi Heinrichstrasse 114
8031, Zürich
fax: 0041 1 448 44 2
Kinostart CH-D: 09.Dez.2010
Kinostart CH-F: 12.Mai.2010
Kinostart CH-I: no release
Copyrights
Texte: © 2013 Filmcoopi
Bilder: © 2013 Filmcoopi
Synopsis D
Wo ist die Geisterbahn?", fragt ein Junge am Anfang von "Aisheen - Still Alive in Gaza". "Hier ist sie, genau hier! Doch sie wurde bombardiert... "Willst Du es dir ansehen?", antwortet der Platzwart eines Vergnügungsparks. Eine Geisterbahn in einer Geisterstadt...
Die Geisterstadt, das ist Gaza.
Hier begegnet man beherzten Clowns, die - mit bunten Luftballons - versuchen, Kinder die Erinnerungen an die Luftangriffe vergessen zu lassen; jugendlichen Fischern, die dort, wo das Meer jetzt eine verbotene Zone ist, hinauspaddeln und sich diebisch freuen über ihren Fang; einer jungen Frau, die vom Tod ihrer Mutter erzählt; einem ausgestopften Löwen, der wie eine Trophäe wirkt; oder den Rappern der Gruppe Darg Team, die sich von Stromausfällen nicht entmutigen lassen.
Poetisch, surreal, manchmal absurd: "Aisheen" zeichnet ein facettenreiches Bild vom Gaza-Streifen - fern demjenigen, das man aus den Medien kennt. Der mehrfach prämierte, eindringliche Film erzählt von Hoffnung und vom Warten auf eine bessere Zukunft.
"Aisheen" ist eine Hymne an das Leben.
Trotz allem.
Synopsis F
"Elle est où la cité des fantômes ?", demande l'enfant au gardien du parc d'attractions. "Elle est là, juste là. Mais elle a été bombardée... Tu veux la voir ?" C'est par ces mots que commence le film «Aisheen", balade impressionniste dans une Gaza dévastée, au lendemain de la guerre.La cité des fantômes, c'est Gaza...
Avec des clowns qui tentent de faire oublier un bombardement aux enfants, armés de ballons de baudruches ; une baleine échouée sur une plage, "grosse comme un immeuble" qui alimente les fantasmes; un lion d'abord famélique, puis empaillé, curieusement suspendu dans la cage d'un zoo à la manière d'un trophée. Ou encore des dizaines de bonbonnes de gaz enchaînées au bord d'une route balayée par le sable.
"Aisheen" (Still alive in Gaza ) raconte l'attente d'après le désastre. L'attente d'un futur meilleur dans la plus grande prison du monde.
Les avions rôdent encore au-dessus des têtes, les bombardements ne cessent pas.
Des hommes et des femmes errent dans les ruines. Des pêcheurs savourent l'unique poisson retenu par leurs filets dans cette mer désormais interdite. Plus loin, une famille de fermiers, hébétés, ramassent le bois des 56 oliviers qui les faisaient vivre depuis des générations. Une mère panse les plaies de son fils qui rêve de devenir martyr. Une adolescente pleure sa mère, deuil pudique.
Au gré des rencontres, dans ces lieux ailleurs anodins (mais qui, ici, prennent un autre sens), le film dessine une autre Gaza. Poétique, surréaliste, absurde, parfois. Et interroge sur le sens de la vie. Comment survivre ici?
Par petites touches, les images recomposent un monde possible dans un décor de western déglingué aux allures de fin du monde. Condamnés à vivre, les habitants de Gaza résistent, debout. "Pas besoin d'aide, mais de liberté, chantent les rappeurs de Darg Team. Nous reconstruirons Gaza, pierre par pierre !" Réparé, le carrousel orange du parc d'attractions se remet à tourner. En arrière plan, les immeubles de Gaza se déforment, se tordent, donnent le vertige. Vivre. Vivre jusqu'à la nausée.
"Aisheen" est un hymne à la vie. Envers et contre tout.





















29.04.2011 10:56 ph_5981_Deutsch.pdf: 379533 bytes